mardi 19 mai 2020

Le vieux Norrois

Le vieux Norrois :

Petit lexique de Norrois :

Gòdàn daginn = Bonjour
Gott kvöld = Bon soir
Gòdà nòtt = Bonne nuit
Hae ! Hail ! From Hi (in English) = un salut rapide.
Hallo verdent = Bonjour la terre.
Ég þaef …   = Besoin de …
Komdu saell og blessadur = (bonjour a un homme) = Viens tu heureux et béni.
Komdu sael og blessud  =  (bonjour a une femme) = Viens tu heureux et béni.
Sael og blessud = Bonjour a tous (assemblée mixte).
« ll » en fin de mot se prononce « lt »  Yggdrasill = « prononciation » = Yggdrasilt
Vertu sael = au revoir (a une femme)
Vertu saell = au revoir (a un homme)
Bless = Au revoir
Sjàumst = a bientôt
Vid aftur = a bientôt
Jà = oui
Nei = non
Eller = ou
þòkk, Tòkk = Merci
Tàkk Fyrir = Merci
Gledur mig ad kynnast þer = Heureux de vous rencontrer.
Oc, Ok = être
Og = être
Hvad segir þù ? = Comment vas tu ?
Allt gott, þòkk = Très bien merci
Hvad heitir þù ? = Quel est votre nom ?
Eg heitir …  = Mon nom est …
Afsakadù = Excusez moi
Fryrirgefou = Je suis désolé
Frù = Dame
Herra = Seigneur
Menskr = Humain
Alfr = Elfe
Alfar = Elfes
Dvergr = Nain
Dvergar, Dvergherr = Nains
Dalr = Vallée
Eg er þyrstur = J'ai soif
Huit, Raudvin = vin
Öl, Bjòr, Pilsner, Maltöl, Dvergöl = Bière
Sköll, Skàl = Santé
þjònn !!? = Phrase Viking pour être servi d'une bière.

Une phrase de magie (Seidr) = Ox, helga vé þetta ok hinda alla illska ! = Hache, sanctifie cet endroit sacré et arrête le mal !



Les pronoms interrogatifs
Ces pronoms s'emploient comme en anglais :

Hver ert þú ? = Qui es-tu ?
Hvat ? Quoi
Hvar ? Où
Hver ? Qui
Hví ? Pourquoi

Entre parenthèses, le son français le plus proche à ma connaissance.

L'ancien scandinave est attesté sous deux formes graphiques :

en écriture runique, aussi appelée futhark
en alphabet latin, qui fut introduit en même temps que le christianisme peu après l'an 1000.
Dans l'alphabet latin, il a été nécessaire d'ajouter certains signes pour représenter tous les sons de l'ancien scandinave. Voici un tableau des voyelles de l'ancien scandinave telles qu'elles étaient représentées dans l'alphabet latin :

Voyelles fermées Valeur
i [i]
í [iː]
y [y]
ý [yː]
u [u]
ú [uː]
Voyelles ouvertes Valeur
e [ɛ]
é [eː]
ø [ø]
œ [œː]
o [ɔ]
ó [oː]
æ [ɛː]
a [a]
á [aː], [ɑː]
ǫ [ɒ]
Les symboles ǫ, ę (ne sont plus utilisés et n'apparaissent donc pas dans le tableau) et ø (à l'origine une ligature par superposition de o et e) datent du xiie siècle. Ils ont été proposés pour l'orthographe du vieil islandais par l'auteur du Premier traité de grammaire. Æ est emprunté au vieil anglais. Le vieux norrois connaissait en outre trois diphtongues : æi, ǫu et æy. Ces diphtongues étaient transcrites par des digrammes dans les manuscrits.

Pour les consonnes, on emprunta les graphèmes þ (th dur, comme dans faith en anglais, souvent translittéré th) et ð (th doux, comme dans le the anglais ; souvent translittéré dh) au vieil anglais ; le signe y transcrivant la voyelle labiale d'avant fermée fut aussi emprunté au vieil anglais.

Consulter aussi Transcription des langues germaniques.

L'accentuation du vieux norrois
Le vieux norrois faisait la différence entre syllabes accentuées et syllabes non accentuées. L'accent portait habituellement sur le radical des mots, c'est-à-dire, dans la plupart des cas, sur la première syllabe. Dans les mots composés, le premier élément portait en général l'accent primaire, mais un accent secondaire apparaissait sur le deuxième élément. Dans certains cas, c'était le préfixe qui était porteur de l'accent (et le radical restait alors inaccentué).

Morphologie du vieux norrois
Les noms
Les noms du norrois se classent selon deux critères :

leur suffixe d'origine
leur genre.
Suffixes forts et suffixes faibles
Il y avait deux possibilités :

le suffixe accentué d'origine se terminait par la voyelle a, o long, i ou u : le nom relevait alors de la déclinaison forte;
le suffixe accentué d'origine se terminait par la séquence an, on ou in : le nom relevait alors de la déclinaison faible. À cette déclinaison appartenaient également quelques noms se terminant en nd ou en r, ou bien ceux qui ne se terminaient pas par un suffixe accentué.
Le genre nominal
Le vieux norrois comportait trois genres grammaticaux : masculin, féminin, et neutre. Le genre dépendait généralement du suffixe accentué originel du nom ; en général :

les noms en -a étaient masculins ou neutres ;
les noms en -o long étaient féminins ;
les noms en -u, masculins ;
les noms en -n, nd ou r étaient soit masculins soit féminins.
Le nombre
Question book-4.svg
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À l'origine, il existait trois nombres grammaticaux : le singulier, le pluriel et le duel, comme en grec ancien ou en breton. À l'époque classique, toutefois, le duel s'était depuis longtemps fondu avec le pluriel en ce qui concerne les noms, du moins.

Les déclinaisons nominales
Les déclinaisons du vieux norrois comprenaient quatre cas, les mêmes que ceux que l'on retrouve en allemand moderne : nominatif, accusatif, génitif et datif.

Exemple de déclinaison forte
cas singulier pluriel
nominatif armaz > armr armōr > armar
accusatif arma > arm armanz > arma
datif armē > armi armumz > ǫrmum
génitif armas > arms armō > arma
(Précédés d'un point, les formes reconstituées ; à leur suite, les formes attestées en norrois classique).

Exemple de déclinaison faible
cas singulier pluriel
nominatif granni grannar
accusatif granna granna
datif granna grǫnnum
génitif granna granna
Les adjectifs
À l'origine, les adjectifs étaient déclinés comme les noms ; cependant, déjà en proto-germanique, on adopta certaines formes pronominales qui donnèrent naissance à une déclinaison adjectivale particulière, mixte des déclinaisons nominale et pronominale.

Formes spécifiquement pronominales
cas singulier pluriel
masculin féminin neutre masculin féminin neutre
nominatif - - t ir - -
accusatif (a)n a t - - -
datif um ri u - -
génitif - rar - ra ra ra
Les autres formes utilisent :

les terminaisons en a au masculin et au neutre ;
et les terminaisons en ō au féminin.
Cette déclinaison est utilisée lorsque l'adjectif fonctionne comme prédicat ou modifie une phrase nominale indéfinie. Cette déclinaison est aussi appelée « déclinaison forte ».

Dans les phrases nominales définies, on utilise en revanche une « déclinaison faible » :

terminaison an au masculin et au neutre singulier ;
terminaison ōn au féminin singulier ;
au pluriel, terminaison um au datif pour tous les genres, et u à tous les autres cas.
Comparatif et superlatif

Il existait deux systèmes en norrois :

la plupart des adjectifs utilisaient le suffixe -ar pour former le comparatif et -ast pour le superlatif : ríkr → ríkari → ríkarstr, « puissant ».
mais un petit groupe d'adjectifs formaient leur comparatif et leur superlatif avec les suffixes -r et -st associés à une inflexion provenant d'un i disparu qui précédait la finale : langr → lengri → lengstr, « long ».
Les pronoms personnels
La série des pronoms est, en norrois, composée de trois systèmes morphologiques distincts :

les pronoms personnels proprement dits
les pronoms de la troisième personne
les pronoms démonstratifs de distance et de proximité.
Les trois séries s'organisent selon des systèmes différents.

Les pronoms personnels proprement dits
Ils s'organisent en trois nombres (singulier, duel, pluriel) et quatre cas, mais ne font pas de différences entre les genres. Ce sont les pronoms de la première et de la deuxième personne, et les réflexifs de la troisième personne. Parmi les nombres, le duel correspond, comme en grec ancien, aux situations où deux individus (ou deux groupes) sont face à face.

Tableau des pronoms personnels proprement dits
cas singulier duel pluriel
nominatif ek þú - vit it vér ér
accusatif mik þik sik okkr ykkr oss yðr
datif mér þér sér okkr ykkr oss yðr
génitif mín þín sín okkar ykkar vár yðar
Les pronoms personnels de la troisième personne
Cette série s'organise en distinguant les genres (masculin et féminin) et correspond à une racine germanique caractérisée par un préfixe h-. En vieux norrois, ce système s'utilise uniquement au singulier et seulement pour les genres masculin et féminin. Le génitif tient lieu de pronoms et d'adjectifs possessifs.

Déclinaison des pronoms de la troisième personne
cas masculin féminin
nominatif hann hon
accusatif hann hana
datif honum henni
génitif hans hennar
Les pronoms démonstratifs de distance et de proximité
Cette série se divise en deux groupes :

Les démonstratifs de distance sont formés sur deux paradigmes, sa (qui n'est utilisé que pour le nominatif singulier et le féminin), et þa :

Démonstratifs de distance
Cas Singulier Pluriel
masculin féminin neutre masculin féminin neutre
nominatif sá sú þat þeir þær þau
accusatif þann þá þat þá þær þau
datif þeim þeirra því þeim þeim þeim
génitif þess þeirrar þess þeirra þeirra þeirra
Les démonstratifs de proximité étaient à l'origine formés sur la base des démonstratifs de distance, à laquelle on ajoutait les suffixes -si ou -a, voire les deux comme dans l'ancien scandinave þansi. Ce système n'est cependant jamais attesté de façon consistante; la racine et le suffixe semblent s'être mêlés très tôt pour former un nouveau radical de déclinaison très irrégulière. C'est pourquoi les formes de ce type de pronom démonstratif a beaucoup varié en fonction des lieux et des époques.

Voyelles accentuées (1ère syllabe)

á comme en Anglais father (papa)
a le même son, mais court
é comme en Français été
e comme en Français été, mais plus court
í comme en Anglais eat (le i français)
i le même son, mais court
ó comme en Français eau
o comme en Français eau, mais plus court
ú comme en Français bouche
u comme en Français bouche mais plus court (notre u)
ý comme en Français rue
y comme en Français rue mais plus court
æ comme en Anglais pat, mais plus long ( ?)
œ comme en Français feu
ø comme en Français feu, mais plus court
ƍ comme en Anglais hot (un o court bouche ouverte)
ár ‘year’
dagr ‘day’
él ‘storm’
ben ‘wound’
lítr ‘looks [vb.]’
litr ‘colour’
sól ‘sun’
hof ‘temple’
hús ‘house’
sumar ‘summer’
kýr ‘cow’
yfir ‘over’
sær ‘sea’
œrr ‘mad’
døkkr ‘dark’
ƍl ‘ale’


Nb1. Les anglais se sont trompés sur la prononciation du français. Nous prononçons les longues comme eux et leurs sons ‘courts’ correspondent à la même voyelle mais très courte. Un ‘ou’ court revient presque à un ‘u’ court.
Nb2. Les dictionnaires tendent à confondre le ø et le ƍ et les écrivent tous les deux comme un ö.
Voyelles non accentuées

a comme a accentué
i comme en Anglais city (un e muet)
u comme en Anglais wood
leysa ‘[to] release’
máni ‘moon’
eyru ‘ears’

Diphtongues

au comme en Anglais now (‘ao’ )
ei comme en Anglais bay
ey ON e + y
lauss ‘loose’
bein ‘bone’
hey ‘hay’

Consonnes

b
bb
d
dd
f

ff
g



gg
h
j
k
kk
l
ll
m
mm
n

nn
p
pp
r
rr
s

ss
t
tt
v
þ
ð
x
z
comme en Anglais buy
le même son, mais long
comme en Anglais day
le même son, mais long
(1) comme en Anglais far (f)
(2) comme en Anglais very (v : ‘vé’ )
comme en Anglais far, mais long
(1) comme en Anglais goal
(2) comme en Écossais loch (allemand dich)
(3) comme en Écossais loch, mais sonore (allemand doch)
(1) comme en Anglais goal, mais long
(2) comme en Écossais loch
comme en Anglais have
comme en Anglais year
comme en Anglais call
le même son, mais long
comme en Anglais leaf
le même son, mais long
comme en Anglais home
le même son, mais long
(1) comme en Anglais sin
(2) comme en Anglais sing
comme en Anglais sin, mais long
comme en Anglais happy
le même son, mais long
roulé, comme en Écossais Anglais
le même son, mais long
comme en Anglais this

le même son, mais long
comme en Anglais boat
le même son, mais long
comme en Anglais win (le ‘ou-e’ court anglais)
comme en Anglais thin
comme en Anglais this
deux sons, comme en Écossais lochs
deux sons, comme en Anglais bits
bíta ‘[to] bite’
gabb ‘mockery’
dómr ‘judgement’
oddr ‘point’
fé ‘money’
haf ‘ocean’
offr ‘offering’
gefa ‘[to] give’
ágt ‘low [nom./acc. n. sg.]’
eiga ‘[to] own’

egg ‘edge’
gløggt ‘clear [nom./acc. n. sg.]’
horn ‘horn’
jafn ‘even [adj.]’
kƍttr ‘cat’
ekki ‘nothing’
nál ‘needle’
hellir ‘cave’
frami ‘boldness’
frammi ‘in front’
hrinda ‘[to] push’
hringr ‘ring’
steinn ‘stone’
œpa ‘[to] shout’
heppinn ‘lucky’
gøra ‘[to] do’
verri ‘worse’
reisa ‘[to] raise’
áss ‘beam’
tƍnn ‘tooth’
nótt ‘night’
vera ‘[to] be’
þing ‘assembly’
jƍrð ‘earth’
øx ‘axe’
góz ‘property’


Notes:
f


g




gg


k
kk
n

p
pp
s



Prononciation (1) se trouve en position initiale (début des mots),
(2) in position médiane et finale (milieu et fin des mots).
Prononciation (1) se trouve en position initiale et immédiatement après n,
(2) immédiatement avant s et t, (2) peut sonner comme en Anglais act.
(3) toutes les autres positions
(‘sonore ’ signifie utiliser les cordes vocales, par exemple, en français bille vs pille - b is sonore , p est ‘sourd’ ).

Prononciation (2) se trouve immédiatement avant s et t,
(1) dans les autres positions.
(2) peut sonner comme en Anglais act.
Immédiatement avant s et t peut sonner comme en Écossais loch.
Idem
Prononciation (2) se trouve immédiatement avant g ou k; notez que dans la combinaison ng le g est prononcé, comme dans certaines formes d’Anglais du nord.
Immédiatement avant s et t peut sonner comme en Anglais far.
Idem.
(Never sounded comme en Anglais rise, toujours comme en goose.)
Ne se zozote jamais comme dans le français ‘bise et bouse’, mais comme un double s, comme dans le français ‘bistrot et p’tite mousse’.


Nous verrons que h, þ, ð et les semi-voyelles j et v sont toujours courtes.

Syllabes


Il y a quatre types de syllabes accentuées

1 — courte: courte voyelle + courte consonne, par ex. ba› ‘bath’.
2 — longue: courte voyelle + longue consonne ou un groupe de consonnes, par ex. rann ‘ran [1st/3rd sg. passé]’, ƍnd ‘breath’, ‘spirit’.
3 — longue: longue voyelle + courte consonne ou pas de consonne, par ex. hús ‘house’, fé ‘money’, gnúa ‘[to] rub’.
4 — très longue: longue voyelle + longue consonne ou groupe de consonnes, par ex. nótt ‘night’, blástr ‘blowing’.

Dans les mots non composés de plus d’une syllabe, on suppose que la coupure syllabique se trouve immédiatement avant la voyelle, par ex. far-a ‘[to] go’, gƍrð-um ‘walls [dat.]’…
Dans les mots composés la division est à la jonction des éléments du composé, par ex. spá-maðr ‘prophet’.

Attention. Ceci est l’ensemble des déclinaisons norroises comme données par C.-V. dernière version, non celles de l’islandais moderne (à moins que des gens aient vraiment merdé sur internet, j’en ai vu de légèrement différentes et je ne cherche pas à éclaircir ce mystère).

heimr = habitation, logement.
Singulier.
Nominatif heimr = sujet du verbe p. ex. « une maison est … »
Génitif heims = complément de nom p. ex. « la façade d’une maison … »
Datif heimi = complément d’objet indirect, p. ex. « je suis à la maison »
Accusatifheim = complément d’objet direct, p. ex. « je construis une maison »
Pluriel.
Nominatif heimar = sujet du verbe p. ex. « des maisons sont … »
Génitif heima = complément de nom p. ex. « la façade des maisons … »
Datif heimum = complément d’objet indirect, p. ex. « nous sommes dans nos maisons »
Accusatifheima = complément d’objet direct, p. ex. « je construis des maisons »

Senda: envoyer, envoyer quelqu’un quelque part, envoyer quelque chose à quelqu’un, délivrer une marchandise.
Lancer quelque chose à ou sur quelqu’un. dit notamment “Jeter un sort” senda spjót.
Aussi s’envoyer réciproquement (échanger).

Sóa: qualifie ce mot de “heathen word”. Pense que étymologiquement c’est un mot racine pour són qui signifie réparation d’un tort, expiation.

- Sacrifier, faire une offrande, mais dans un sens spécifique, parce que blóta est employé dans un sens différent.

- Sacrifier au sens de tuer, mettre à mort. exemple dans Hávamál 109:

at Bölverki þeir spurðu,
ef hann væri með böndum kominn
eða hefði hánum Suttungr of sóit

Ils (les géants) s’enquérirent de Bölverk,
s’il était allé chez les dieux
et (si) Suttungr l’avait anéanti. (trad par Hund) (c’est sóit le verbe sóa)

Au sens moderne il signifie gaspiller, dilapider.

La poésie scaldique utilise (parfois) les cas pour se permettre de jouer fortement avec l’ordre des mots.
Dans l’exemple suivant (qui aussi important du point de vue de la compréhension de notre mythologie) es sont deux vers qui sont, par leur sens, reliés l’un à l’autre, mais décalés dans le poème. Ce qui va les rapprocher c’est que dans l’un, le verbe a un complément d’objet indirect (datif) mais pas de complément d’objet direct (accusatif), lequel se trouve 5 vers plus loin.
La strophe 20 de la « Vision de la prophétesse » (Völuspá) – hum… ok Gunnar ? contient 12 vers qui décrivent les Nornes. La vers 7 s’écrit :
skáru á skíði, et il est un peu isolé au milieu des vers juste avant et juste après lui.
skára est un verbe qui signifie ici: « elles grattaient » du fait de sa forme skáru.
á est une préposition qui signifie ‘dessus’ et qui est suivie du datif
skíði est donc le datif singulier de skíð, un neutre qui signifie une planchette de bois (et aussi, un ski !). Vérifiez à quelle déclinaison appartient skíð.
Vous voyez que le verbe skára a bien un COI mais pas de COD. Elles grattent du bois et pas leur tête, mais nous, on se dit, pour écrire quoi ?
Quatre vers se déroulent et quand on arrive au vers 12, on lit
örlög seggja où örlög peut être un … ou un … (je vous laisse chercher) et seggja est évidemment le … du mot masculin seggr (pluriel: seggir) qui désigne un humain en poésie.

Voilà un accusatif possible tout trouvé, ces dames « grattent sur une planchette de bois (datif) l’örlög (accusatif) » que nous lirions donc plutôt comme « grattent l’örlög (accusatif) sur une planchette de bois (datif) ».
En voyant le cas de déclinaison de seggja vous comprendrez : c’est l’örlög de qui ?

Seggja est legénitif pluriel de seggr, déclinaison comme bekkr?

Seggr est donc un exemple de la 2ème déclinaison des masculins pour les mots se terminant par deux consonnes.
Remarquez bien que les mots de la même 2ème déclinaison qui se terminent par une seule consonne (1ère colonne) et ceux qui ont leur voyelle modifiée (3ème colonne) se déclinent de façon identique sauf l'accusatif pluriel en 'u' pour la troisième colonne.
Remarquez aussi que c'est la seule façon d'avoir un substantif se terminant par un 'u', hors les déclinaisons faibles.

Vous voyez qu'il n'est pas toujours évident de savoir à quelle colonne se rapporte un substantif... et donc bien chercher à repérer ce qui distingue les colonnes des unes des autres. C'est ça le piège, mais il ne vient pas de moi. En général, les dictionnaires ne mentionnent que le genre et parfois le nominatif pluriel.
Pour skið j'ai un doute, mais il me semble quand même que ça doit être la première déclinaison neutre. la lettre ð est troublante parce qu'elle figure aussi dans le mot de la 2ème déclinaison, mais si c'était ça le nominatif serait skiði...enfin, je crois. Mais du coup son génitif est skiðs ? Pas trop prononçable cette affaire.
Donc pour skíð il se décline bien comme skip et non pas comme klaeði. Et tu crois bien .
Essaie de le prononcer avec un 'd' ça fait skids parfaitement prononçable.
un Sal neutre qui signifie "vente, négociation ou bonne affaire" qui fait sals au génitif...il y a un exemple till fyrsta sals dans la langue courante (non traduit, mais peut être pour la première/meilleure vente?) et till est suivi du génitif.

peut être déclinaison de barn vu qu'il fait sölum...

en revanche je m'interroge sur quel kenning on peut faire avec vente négociation, ce n'est pas très poétique. Ou alors Forsetti Salstyr = le dieu de la négociation ?

le kenning complet (sens du kenning en mp seulement, niak niak)

‘hjarta sals höll, = la Salle de la négociation (En Norrois)

La salle de la négociation, vente, bonne affaire du coeur? Gné?

C’est ça. Je vous envoie en mp le sens du kenning, comme promis.

Le troisième vers de la strophe 20 s’écrit
Heimdall (ok) há goð
Heimdall ne peut pas être ici (à cause du contexte) un nominatif. S’il est au même cas que « há goð » quuel est donc son nominatif ?

Les deux derniers vers de la strophe 22 s’écrivent
rað til leggia
rösnar Ásum.
Attention : expliquez pourquoi ces vers n’ont pas de sens si on ne lit pas « leggia til » à la place de « til leggia ». Cela vous donne un exemple où l’ordre des mots est inversé pour comprendre les cas de déclinaison des mots.

Le troisième vers de la strophe 26 (la dernière) s’écrit :
« norður að Niflheim ». Expliquez pourquoi il n’est pas incorrect de le traduire par :
« vers le Nord, vers Niflheimr ».

Réponses

Heimdall. Son nominatif serait heimdallr. c'est masculin, mais avec un seul "l"

Há goð est à l'accusatif (tes commentaires)

Goð = dieu. Neutre et au pluriel dans les temps les plus anciens. Devenu masculin singulier àprès la christianisation mais n’a jamais pris le r du masculin. Tous les neutres ont nominatif identique à accusatif.
Há: Je ne trouve que Hár (haut, comme un des noms d'Odin quand il est avec Gylfi). Il fait Há à l’accusatif. Au neutre il se dit hátt au nominatif.

Till leggia: leggia est un verbe "mettre, porter, porter attention…".Vers ou jusqu'à porter, effectivement n'a pas beaucoup de sens. mais donne le sens de “ajouter à” à leggia til + génitif.

rösnar. Le génitif qui va avec leggia till. Celui ci m’a fait bien suer avant que je ne "triche" en lisant ton commentaire! J'avais trouvé risna féminin qui fait risnu (donc fem faible) signifie hospitalité magnificence mais fait rösnür au génitif (et pluriel en plus) et pas rösnar.
C'est donc rausn féminin magnificence et libéralité. Tous les feminins forts font ar au genitif: D'où rausnar.

Pour norðr, je ne fais que supposer. Norð(u)r neutre pareil à l’accusatif. L'idée de au nord est peut être rendue par l'accusatif mais je ne sais pas pourquoi.
Pour Að Niflheim, le language courant dit que Að est plus souvent suivi du datif mais qu'il peut être suivi aussi de l'accusatif plus rarement.

Le problème ici est dans le texte et non pas dans language courant et c'est le texte qu'il faut suivre. dit en fait (implicitement) que at ou að n'est suivi de l'accusatif que lorsqu'il est temporel. Ouep ouep mais le texte écrit "að Niflheim" et s'il était suivi, ici, d'un datif ce serait "að Niflheimi" donc c'est un accusatif incontestable. Pour "norðr" le problème est différent: ce peut pas être autre chose qu'un nominatif ou un accusatif, alors tout mon argument est que si að s'applique aux deux, il sont tous les deux à l'accusatif ou bien on n'y comprend plus rien.
C'est possible, mais "certains manuscrits" peuvent en effet montrer de grandes différences. L'ensemble du texte et du manuscrit montrent ceux qui sont les plus fiables. Elle a eu confiance dans ceux qui ne mettaient pas de datif, sans doute les plus fiables, justement.



Les formes nominales irrégulières:
Il est très difficile à tout le monde, si on ne connaît pas tout par cœur, de reconnaître les formes verbales et nominales irrégulières. La version en ligne du Cleasby-Vigfusson fournit bien des versions html (document cherchable sans problème) mais elles sont parfois pleine de fautes  voici des "formes nominales irrégulières".
La règle pratique est: si la forme accentuée que vous cherchez ne se trouve que sous une forme non accentuée dans les dictionnaires, alors vous êtres tombés sur un cas où la forme est aussi non accentuée dans le texte original.) la source voir le PDF de Yves Kodratoff:
http://www.nordic-life.org/MNG/IrregulFinalFr.pdf

Tous ceux qui veulent apprendre l'islandais moderne ou ancien auront besoin de ce tableau quand ils cherchent un dans le dico et, flûte!, il n'y est pas. C'est un irrégulier vous explose à la figure.
Voilà de quoi calmer ces irréguliers.

Les deux lettres ‘aó’ sont représentées, en fait, dans la version originale par quelque chose qui ressemble à ‘aó’. Vous le verrez plus souvent représenté par un ‘ƍ accent aigu’. Le ‘œ’ est souvent représenté par ‘æ’ dans les dictionnaires. Vous verrez un ø représenté par ö dans les dictionnaires.

aðrir, qui vient de annarr, other,
Agli, qui vient de Egill.
agnar, qui vient de ögn, chaff.
aldar, qui vient de öld, age.
alnar, qui vient de öln or alin, ell.
andar, qui vient de önd, breath, duck.
annar, qui vient de önn, labour.
arðar, qui vient de örð, tilling.
arkar, qui vient de örk, chest.
arnar, qui vient de örn, eagle.
aspar, qui vient de ösp, asp.
aungan, aungva, qui vient de eingi, none.
aurar, qui vient de eyrir, ounce.
axar, qui vient de ox, axe.
axlar, qui vient de öxl, shoulder.
á et ána, qui vient de á, river.
á, qui vient de ær, ewe.
ár, qui vient de á, river.
ballar, qui vient de böllr, ball.
barkar, qui vient de börkr, bark.
beggja, qui vient de báðir, both.
birni, bjarnar, qui vient de björn, bear.
bjargar, qui vient de björg, help.
björg, qui vient de  bjarg, rock.
björt, qui vient de bjartr, bright.
blátt, qui vient de blár, blue.
blint, qui vient de blindr, blind,
blöð, qui vient de blað, blade, leaf.
botz, qui vient de botn, bottom.
breitt, qui vient de breiðr, broad.
brýnn, qui vient de brún, brow.
brýr, qui vient de brú, bridge.
brœðr, qui vient de bróðir, brother,
brœkr, qui vient de brók, breeches.
brögð, qui vient de bragð, exploit.
brött, qui vient de brattr, steep.
búendr, qui vient de búandi, franklin.
bæði, qui vient de báðir, both.
bœgi, qui vient de bogr, bow.
bœjar, býjar, qui vient de bœr, býr, town.
bœkr, qui vient de bók, book.
bælki, qui vient de bálkr, bulk, partition.
bœndr, qui vient de bóndi, franklin.
bœtr, qui vient de bót, remedy.
bök, qui vient de bak, back.
bönd, qui vient de band, bond.
börð, qui vient de barð, brim.
börn, qui vient de barn, bairn, child.
degi, qui vient de dagr, day.
djörf, qui vient de djarfr, daring.
drætti, qui vient de dráttr, pulling.
dura, qui vient de dyrr, door.
dvalar, qui vient de dvöl, delay.
dýpri, qui vient de djúpr, deep.
dœtr, qui vient de dóttir, daughter.
dögum, qui vient de dagr, day.
dögurðr, qui vient de dagverðr, dinner.
dölum, qui vient de dalr, dale.
dönum, qui vient de danir, danes.
döpr, qui vient de dapr, dismal.
eitt, qui vient de einn, one.
elptr, qui vient de álpt, swan.
endr, qui vient de önd, duck.
engi qui vient de eingi, none.
erni, qui vient de örn, eagle.
eyjar, qui vient de ey, island.
fanna, qui vient de fönn, snow.
farar, qui vient de för, journey
fátt, qui vient de far, few.
feðr, qui vient de fadir, father.
fegri, fegrstr, qui vient de fagr, fair.
firði, qui vient de fjörðr, firth.
firri, firstr, qui vient de fjarr, far.
fjaðrar, qui vient de fjöðr, feather.
fjalar, qui vient de fjöl, deal.
fjarðar, qui vient de fjörðr, firth.
fjár, qui vient de fé, cattle.
fjögur, qui vient de fjórir, four.
fjöll, qui vient de fjall, fell.
flatar, fleti, qui vient de flötr, flat.
flœr, qui vient de fló, flea.
flöt, qui vient de flatr, flat.
fremri, fremstr, qui vient de fram, forward.
frítt, qui vient de fríðr, handsome.
fyllri, fyllstr, qui vient de fullr, full.
færi, fæstr, qui vient de fár, few.
fœtr, qui vient de fótr, foot
föður, qui vient de faðir, father.
fögnuðr qui vient de fagnaðr, joy.
fögr, qui vient de fagr, fair.
föll, qui vient de fall, fall.
för, qui vient de far, footprint.
föst, qui vient de fastr, firm.
föt, from fat, garment.
galtar, gelti, qui vient de göltr, bog.
garnir, qui vient de görn, gut.
gjafar, qui vient de gjöf, gift.
gjarðar, qui vient de gjörð, girdle.
gjöld, qui vient de gjald, payment.
gjörn, qui vient de gjarn, willing.
glatt, qui vient de glaðr, glad.
glœðr, qui vient de glóð, embers.
glöð, qui vient de glaðr, glad.
gott, qui vient de góðr, good.
grafar, qui vient de gröf, grave.
graftar, grefti, qui vient de gröftr, digging.
grátt, qui vient de grár, gray.
grynnri, grynnstr, qui vient de grunnr,
shallow.
grös, qui vient de gras, grass.
gæss, qui vient de gás, goose.
gömul, qui vient de gamall, old.
götu, qui vient de gata, path.
Haðar, Heði, qui vient de Höðr.
hafnar,qui vient de höfn, haven.
hallar, qui vient de höll, ball.
handar, qui vient de hönd, band.
Harðar, Herði, qui vient de Hörðr.
hattar, hetti, qui vient de höttr, hood.
hátt, qui vient de hár, high.
heilög, qui vient de heilagr, holy.
helgan, helgari, qui vient de heilagr, holy.
hendi, hendr, qui vient de hönd, hand.
himni, qui vient de himinn, heaven.
hirti, qui vient de hjortr, hart.
hitt, qui vient de hinn, the.
hjarðar, qui vient de hjörð, herd.
hjörtu, qui vient de hjarta, heart.
hlýtt, qui vient de hlýr, warm.
hnötr, hnetr, qui vient de hnot, nut.
hrátt, qui vient de hrár, raw.
hundruð, qui vient de hundrað, hundred.
hvannar, qui vient de hvönn, angelica.
hvöss, qui vient de hvass, sharp.
hvöt, qui vient de hvatr, vigorous.
hæri, hæstr, qui vient de hár, high.
hætti, qui vient de háttr, mode.
höf, qui vient de haf, sea.
höfði, qui vient de höfuð, head.
hög, qui vient de hagr, handy.
höll, qui vient de hallr, slant.
hölt, qui vient de haltr, lame.
höpt, qui vient de hapt, bond.
hörð, qui vient de harðr, hard.
jarðar, qui vient de jörð, earth.
jöfn, jömn, qui vient de jafn, jamn, even.
karar, qui vient de bör, bed of a bed-
ridden person.
kastar, kesti, qui vient de köstr, pile.
katli, qui vient de ketill, kettle.
kattar, ketti, qui vient de köttr, cat.
kili, qui vient de kjölr, keel.
kljá, qui vient de klé, weaver's weight.
knarrar, knerri, qui vient de knörr, ship.
knjá, knjám, qui vient de kné, knee.
kramar, qui vient de kröm, wasting sickness.
kú, qui vient de kyr, cow.
kvalar, qui vient de kvöl, torment.
kvenna, qui vient de kona, woman.
köku, qui vient de kaka, cake.
köld, qui vient de kaldr, cold.
köll, qui vient de kall, call.
kölluð, qui vient de kallaðr, called.
laðar, qui vient de löð, bidding.
laga, qui vient de lög, law.
lagar, legi, qui vient de lögr, water.
lanz, qui vient de land, land.
lasta, lesti, qui vient de löstr, fault.
látum, qui vient de læti, manners.
leitt, qui vient de leiðr, loathed.
lítið, qui vient de lítill, little.
ljá, qui vient de lé, scythe.
lukli, qui vient de kill, key.
lýss, qui vient de lús, louse.
lægri, lægstr, qui vient de lágr, low.
lær, qui vient de ló, lark.
lömb, qui vient de lamb, lamb.
lönd, qui vient de land, land.
löng, qui vient de langr, long.
magar, megi, qui vient de mögr, son.
malar, qui vient de möl, gravel.
manar, qui vient de mön, mane.
manna, manni, mannr, qui vient de maðr, man.
marðar, merði qui vient de mörðr, marten.
markar, qui vient de mörk, mark, march.
mart, qui vient de margr, many.
máttkan, qui vient de máttigr, mighty.
megri, qui vient de magr, meager.
menn, meðr, qui vient de maðr, man.
merkr, qui vient de mörk, mark.
mey, meyjar, qui vient de mær, maid.
miði, qui vient de mjöðr, mead.
mikit, qui vient de mikill, mickle.
mitt, qui vient de minn, mine.
mitt, qui vient de miðr, middle.
mjaðar, qui vient de mjöðr, mead.
mjallar, qui vient de mjöll, snow.
mjótt, qui vient de mjór, slim.
morni, qui vient de morginn, morning.
mónoðr qui vient de mánuðr, month.
muðr qui vient de munnr, mouth.
mykill qui vient de mikill, mickle.
mýss, qui vient de mús, mouse.
mœðr, qui vient de móðir, mother.
mætti, qui vient de máttr, might.
möðru, qui vient de maðra, madder.
mögn, qui vient de magn, might.
mögr, qui vient de magr, meagre.
mörg, qui vient de margr, many.
mörk, qui vient de mark, march, border.
maól, qui vient de mál, speech.
nasar, qui vient de nös, nostril.
nánari, qui vient de náinn, near.
náttar, qui vient de nótt, night.
negl, qui vient de nagl, nail.
Nirði, Njarðar, qui vient de Njörðr.
nýtt, qui vient de nýr, new.
nætr, qui vient de  nótt, night.
nötr, qui vient de not, net.
nöfn, nömn, qui vient de nafn, namn,
name.
nörðri, nerðri qui vient de nyrðri, more north.
orz, qui vient de orð, word.
ótt, qui vient de óðr, enraged.
raðar, qui vient de röð, row, series.
raddar, qui vient de rödd, voice.
randar, qui vient de rönd, stripe.
rastar, qui vient de röst, mile.
rótt, qui vient de rór, resting.
rœr, qui vient de ró, nail.
rœtr, qui vient de rót, root.
röm, qui vient de rammr, strong, bitter.
röng, qui vient de rangr, wrong.
rönn, qui vient de rann, house.
raó qui vient de rá, nook, yard.
saðr qui vient de sannr, sooth.
sagar, qui vient de sög, saw, (to saw.)
sagnar, qui vient de sögn, saw, (to say.)
sakar, qui vient de sök, sake.
sannz, qui vient de sandr, sand.
satt, qui vient de sannr, sooth.
sitt, qui vient de sinn, suus.
sítt, qui vient de síðr, long.
skátt, qui vient de skár, open.
skemri, skemstr, qui vient de skammr, short.
skildi, qui vient de skjöldr, shield.
skúar, qui vient de skór, shoe.
skömm, qui vient de skammr, short.
sköpt, qui vient de shapt, shaft, handle.
sköpuð, qui vient de skapaðr, shaped.
skörð, qui vient de skarð, cleft.
slætt, qui vient de slær, blunt.
slætti, qui vient de sláttr, smiting.
smæri, smæstr, qui vient de smár, small.
snær qui vient de snjór, snow.
spalar, speli, qui vient de spölr, rail.
spjöld, qui vient de spjald, tablet
spjöll, qui vient de spjall, spell.
spæni, qui vient de spánn, chip.
spök, qui vient de spakr, wise.
stangar, stengr, qui vient de stöng, pole.
steðja, qui vient de steði, stitby.
strandar, strendr, qui vient de strönd,
strand.
styttri, styztr, qui vient de stuttr, short.
stœri, stœrstr, qui vient de stórr, great.
stöðr, steðr, qui vient de stoð, pillar.
sumur, qui vient de sumar, summer.
sú, qui vient de sá, that.
sú, qui vient de sýr, sow.
svarðar, svcrði, qui vient de svörðr, sword.
sveppi, qui vient de svöppr, mushroom.
sviðr qui vient de svinnr, wise.
svör, qui vient de svar, answer.
syni, søni, qui vient de sonr, son.
sætt, qui vient de sær, seeing.
sævar, qui vient de sær, sea.
sögu, qui vient de saga, story.
sölt, qui vient de saltr, salt.
sölu, qui vient de sala, sale.
söm, qui vient de samr, same.
sönn, qui vient de sannr, true.
söx, qui vient de sax, sword.
saór qui vient de sár, sore, wound.
tafar, qui vient de töf, delay.
tangar, qui vient de töng, tongs.
tennr, teðr, tanna, qui vient de tönn,
tooth.
tjarnar. Qui vient de tjörn, tarn.
traðar, qui vient de tröð, enclosure.
trjá, trjám, qui vient de tré, tree.
trútt, qui vient de trúr, true.
tugli, qui vient de tygill, strap.
tveggja, qui vient de tveir, two.
tvær, tvá, tvau, qui vient de tveir, two.
tær, qui vient de tá, toe.
töðu, qui vient de taða, bay.
töfl, qui vient de tafl, same.
tölu, qui vient de tala, speech, tale.
töluð, qui vient talaðr, told, spoken.
torn, qui vient de tamr, tame.
töpuð, qui vient de tapaðr, lost.
tösku, qui vient de taska, bag.
taór qui vient de tár, tears.
vakar, qui vient de vok, hole.
valar, veli, qui vient de völr, stick.
vallar, velli, qui vient de völlr, field.
vambar, qui vient de vömb, womb.
vamma, qui  vient de vömm, fault.
vandar, vendi, qui vient de vöndr, wand.
vant, qui vient de vandr, difficult.
varðar, verði, qui vient de vörðr, ward.
varnar, qui vient de vörn, defence.
varrar, qui vient de vörr, lip.
varrar, verri, qui vient de vörr, pull.
vattar, vetti, qui vient de vottr, glove.
vatz, qui vient de vatn, water.
vaxtar, vexti, qui vient de vöxtr, growth.
vánd, qui vient de vándr, bad.
veraldar, qui vient de veröld, world.
vesöl, qui vient de vesall, wretched.
vilja, qui vient de vili, will.
vinz, qui vient de vindr, wind.
vítt, qui vient de víðr, wide.
vöð, qui vient de vað, ford.
vöknuð, qui vient de vaknaðr, awake.
vöku, qui vient de vaka, waking.
völd, qui vient de vald, power.
völu, qui vient de vala, knuckle.
vön, qui vient de vanr, want.
vönd, qui vient de vandr, difficult.
vör, qui vient de varr, ware.
vörðu, qui vient de varða, beacon.
vörm, qui vient de varmr, warm.
vörtu,  qui vient de varta, wart.
vöru, qui vient de vara, wares.
vösk, qui vient de vaskr, valiant.
vötn, qui vient de vatn, water.
vaón qui vient de ván, hope.
vaópn  qui vient de vápn, weapon.
yngri, yngstr, qui vient de ungr, young.
yxn, qui vient de uxi, ox.
þagnar, qui vient de þögn, silence.
þakkar, qui vient de þökk, thanks.
þau, pær, qui vient de þeir, they.
þelli, qui vient de þollr, youngfír.
þitt, qui vient de þinn, thine.
þramar, þremi, qui vient de þrömr, rim, border.
þrastar, þresti, qui vient de þröstr, thrush.
þriggja, qui vient de þrír, three.
þrjár, þrjú, qui vient de þrír, three.
þræði, qui vient de þráðr, thread.
þvætti, qui vient de þváttr, wash.
Þyngri, þyngstr, qui vient de þungr, heavy.
þynnri, þynnstr, qui vient de þunnr, thin.
þætti, qui vient de þáttr, strand.
þök, qui vient de þak, thatch.
ærir, qui vient de árr, messenger.
æsir, qui vient de áss, god.
öðli, qui vient de óðal, property.
öðrum, qui vient de annarr, other.
öðu, qui vient de aða, shell.
öfl, qui vient de afl, strength.
ögn, qui vient de agn, bait.
ökrum, qui vient de akr, acre.
öldruð, qui vient de aldraðr, aged.
öldrum, qui vient de aldr, eld, age.
öldur, qui vient de alda, wave.
öll, qui vient de allr, whole
ömmu, qui vient de amma, grandmother.
önduð, qui vient de andaðr, dear.
öndurðr qui vient de öndverðr, opposed.
öngan, öngir, qui vient de einginn, none.
önnur, qui vient de annarr, other.
öpnum, qui vient de aptan, evening.
orðla, örðlum, qui vient de óþal, óðal, property.
örg, qui vient de argr, mean.
örm, qui vient de armr, poor.
örmum, qui vient de armr, arm.
örnum, qui vient de arinn, hearth.
örvar, qui vient de ör, arrow.
ösku, qui vient de aska, ashes.
ösnu, qui vient de asna, she-ass.
ötul, qui vient de atall, dire.
öx, qui vient de ax, ear of corn.
aó, qui vient de á, river.
aó, á, qui vient de ær, ewe.
aól, qui vient de ál, strap.
aór, qui vient de  ár, oar.
aór, qui veint de ár, years.
aórr, qui vient de árr, messenger.
aóss, qui veint de áss, god.
aóst, qui vient de ást, love ; Loe





LE NORROIS DES ANCETRES




( long mais interressant)
Le vieux norrois a influencé de nombreuses langues: le russe, l'anglais mais aussi le français via le normand. Les langues qui lui sont aujourd'hui le plus proche sont les langues scandinaves.
En France, de nombreux villages normands ont un nom issu du vieux norrois; ceci est dû aux invasions vikings du Moyen Age; c'est par exemple le cas de Caudebec du vieux norrois "kald bekkr" (froid ruisseau), Foulbec de "fúll bekkr" (ruisseau puant), Elbeuf de "wellebou", etc.
d'apres kanwulf,
Le mot « Viking » provient peut-être du vieux danois vík (« baie » ou « crique ») ou du haut-anglais wic (« comptoir fortifié »), mais, plus vraisemblablement, il a pour origine le vieux norrois vikingar, « les hommes qui vont de vicus en vicus », un vicus étant une ville-comptoir. Autrement dit, des marchands.
Le vieux norrois (ou norrois, norois ou encore vieil islandais) correspond aux premières attestations écrites d'une langue scandinave médiévale.
Pour connaître le norrois, rien de tel que d'apprendre l'islandais. En effet, cette langue n'a quasiment pas varié depuis le Moyen-Âge. Aussi, les écoliers de Reykjavik peuvent-ils lire aisément les sagas vikings !

Place du norrois dans l'évolution des langues scandinaves
On distingue traditionnellement trois périodes dans l'évolution des langues scandinaves :
avant le VIIe siècle, le stade de l'ancien scandinave, qui ne comprenait pas encore de variantes dialectales significatives;
entre le VIIe et le XVe siècle, celui du vieux scandinave, qui se différenciait en deux dialectes très similaires :
le dialecte du scandinave oriental, parlé en Danemark et en Suède, qui s'est différentié à partir du XIIe siècle en vieux suédois et vieux danois;
le dialecte du scandinave occidental, usuellement désigné par le nom de (vieux) norrois, parlés en Norvège et dans les anciennes colonies de l'Ouest (Islande, îles Féroé, Shetland, îles Orcades, île de Man, certaines parties de l'Écosse, et le Groënland).
Les descendants actuels du scandinave occidental sont l'islandais, le dialecte des îles Féroé et le norvégien; des trois, c'est ce dernier qui a changé le plus radicalement, en partie à cause de l'influence du danois et du suédois, mais surtout du fait de l'orientation donnée par l'évolution linguistique générale de la Scandinavie.

à partir du XVe siècle, enfin, on entre dans l'ère des langues scandinaves modernes : principalement le norvégien, le danois, le suédois et l'islandais.
Le vieux norrois est de loin la variété la mieux attestée d'ancien scandinave; le norrois « classique » est le langage dans lequel ont été rédigées les sagas islandaises des XIIe et XIIIe siècles, dont la plus connue, l'Edda décrivant avec une neutralité étonnante de la part d'un clerc la mythologie viking.

Le vieil anglais (ou anglo-saxon ou Old English) avait la structure des langues germaniques de l'époque. Il correspondait à ce qu'on appelle une «langue flexionnelle», caractérisée par des «verbes forts» et des «verbes faibles», un nombre duel pour les pronoms (par exemple, une forme pour «nous deux» et une autre pour «nous»), deux déclinaisons différentes pour les adjectifs, quatre déclinaisons pour les noms et des distinctions grammaticales de genre (mais la répartition de celui-ci était généralement arbitraire). Voici un exemple de flexion du vieil anglais à partir de « the/this strong prince »:
Nominatif sing. sē truma æðelingø Nominatif plur. þā truman æðelingas
Accusatif sing. þone truman æðelingø Accusatif plur. þā truman æðelingas
Génitif sing. þæs truman æðelinges Génitif plur. þāra trumra æðelinga
Datif sing. þæs truman æðelinge Datif plur. þæm trumum æðelingum

Grâce à ces flexions, l'ordre des mots était beaucoup plus libre que dans la langue anglaise d'aujourd'hui. L'utilisation des préposition était également moins fréquente. Terminons avec un exemple de phrase en Old English :
Vieux norrois Vilt þu selja mer þin klæði min goðr maðr ?
Old English Wilt þu sellan me þin clæð, godman min ?
Anglais moderne Will you give me your jacket, my good man ?
Français Me donnerez-vous votre veste, mon bon monsieur ?

Le vocabulaire et ses emprunts
Comparativement à l'anglais moderne, le vieil anglais (ou anglo-saxon) possédait un vocabulaire qui paraîtrait aujourd'hui limité, l'inventaire du vieil anglais comptant environ 24 000 unités lexicales contre au moins 500 000 en anglais contemporain, sinon un million. Il faut d'abord préciser qu'une grande partie du vocabulaire du Old English et du vieux norrois des Vikings était identique, sans toutefois aller jusqu'à prétendre que l'intercompréhension entre les deux langues était aisée. Dans la langue anglaise moderne, on compte environ un millier de mots ayant conservé les traces de leur origine scandinave héritée du vieux norrois:

L'emprunt de certains mots a donné naissance à quelques doublets en anglais standard: whole / hale, no / nay, shirt / skirt, screak / screech, edge / egg.
Le vieil anglais a aussi emprunté un certain nombre de noms propres (Belfast, Cardiff, Dublin, Glascow , Avon, etc.) aux langues celtiques, ainsi que plusieurs noms communs, dont bannock (« pain d'avoine »), cart (« charrette »), down (« duvet ») et mattock (« pioche »). La plupart des mots d'origine celtique de l'anglais moderne, c'est-à-dire des mots tirés du gallois, du gaélique écossais ou de l'irlandais, sont des emprunts relativement récents.
Dès cette époque, les mots d'origine latine sont déjà nombreux : on en compte environ 150, dont plusieurs sont en réalité dérivés du grec: altar (« autel »), mass (« messe »), priest (« prêtre »), psalm (« psaume »), pear (« poire »), etc. L'introduction de la plupart de ces mots provient de la propagation du christianisme, puisqu'il s'agissait souvent de termes religieux. N'oublions pas qu'à l'époque les membres du clergé et les lettrés se servaient du latin et que, pour les usages savants, on n'hésitait pas à recourir au grec. Cette latinisation de l'anglais enrichira la langue de nombreux mots et donnera une «coloration méditerranéenne» à cette «langue nordique».
Il faut aussi ajouter une quarantaine de mots d'origine scandinaves introduits par les Vikings qui envahirent la Bretagne à plusieurs reprises: le verbe are (« sont »), take (« prendre »), cut (« couper ») , both (« les deux »), ill (« malade »), ugly (« laid »), etc. Évidemment, l'écriture se modifia énormément, mais on reconnaît encore certains de ces mots: deor (deer: « chevreuil »), scort (short: « court »), disc (dish: « plat »), môna (moon : « lune », sunne: sun: « soleil »). Toutefois, d'autres mots sont plus méconnaissables en Old English en raison de leur apparence celtique: eorðe (earth: « terre »), cniht (knight: « chevalier »), cyning (king: « roi »), wicu (week: « semaine »), gærs (grass: « gazon »), costung (temptation: « tentation »). Signalons que beaucoup de mots du Old English ont survécu et sont demeurés quasi intacts encore aujourd'hui: feet, geese, teeth, men, women, lice, mice, etc.

Autre exemple de mots venus du norrois :
Norrois / Normand / Français
? bel cour
beita bète appât
garðr gardîn jardin
gaddr gradile groseille
greiða graie préparer
heggr hague cenelle
hóra hardelle fille
hernest hèrnais charrette
haugr hougue mont (petit)
mávar mauve mouette
mellr mielle dune
mygla mucre humide
nes nez cap
poki pouque sac

La langue normande apportée en Angleterre à la suite de la conquête de l'Angleterre en 1066 a enrichi la langue anglaise de mots tels que:
Anglais Normand Français
fashion faichon façon
causeway cauchie chaussée
catch cachi chasser
cater acater acheter
mug mogue, moque grande tasse

L'anglo-normand était pendant longtemps la langue officielle de l'Angleterre.
Le vocabulaire et ses emprunts
Les graphies et leur valeur phonétique
L'ancien scandinave est attesté sous deux formes graphiques :

en écriture runique, aussi appelée futhark
en alphabet latin, qui fut introduit en même temps que le christianisme peu après l'an 1000.
Dans l'alphabet latin, il a été nécessaire d'ajouter certains signes pour représenter tous les sons de l'ancien scandinave. Voici un tableau des voyelles de l'ancien scandinave telles qu'elles étaient représentées dans l'alphabet latin :

Voyelles d'avant / Valeur
i [ i ]
í i long [ i ]
y voyelle labiale d'avant [y]
ý voyelle labiale d'avant longue [y]
u [ u ]
ú u long [ u ]

Voyelles d'arrière / valeurs
e [e]
é e long [e]
ø e labial [ø]
œ e labial long [œ]
o o ouvert [o]
ó o ouvert long [o]
æ è long [è]
a [a]
á a long [a]
o o labial [o]

Le symbole ę (n'est plus utilisé et n'apparaît donc pas dans le tableau) et ø (à l'origine une ligature par superposition de o et e) datent du XIIe siècle. Ils ont été proposé pour l'orthographe du vieil islandais par l'auteur du Premier traité de grammaire. &Aelig; est emprunté au vieil anglais. L'ancien norrois connaissait en outre trois diphtongues : æi, æu et æy. Ces diphtongues étaient transcrites par des diagrammes dans les manuscrits.
Pour les consonnes, on emprunta les graphèmes þ (th dur, comme dans faith en anglais, souvent translittéré th) et ð (th doux, comme dans le the anglais ; souvent translittéré dh) au vieil anglais ; le signe y transcrivant la voyelle labiale d'avant fermée fut aussi emprunté à l'anglo-saxon.

L'accentuation
Le norrois faisait la différence entre syllabes accentuées et syllabes non-accentuées. L'accent portait habituellement sur le radical des mots, c'est-à-dire, dans la plupart des cas, sur la première syllabe. Dans les mots composés, le premier élément portait en général l'accent primaire, mais un accent secondaire apparaissait sur le deuxième élément. Dans certains cas, c'était le préfixe qui était porteur de l'accent (et le radical restait alors inaccentué).
Morphologie du norrois
Les noms

Les noms du norrois se classent selon 2 critères :
1. Leur suffixe d'origine
2. Leur genre

Suffixes forts et suffixes faibles
Il y avait deux possibilités :
le suffixe accentué d'origine se terminait par la voyelle a, o long, i ou u : le nom relevait alors de la déclinaison forte;
le suffixe accentué d'origine se terminait par la séquence an, on ou in : le nom relevait alors de la déclinaison faible. À cette déclinaison appartenaient également quelques noms se terminant en nd ou en r, ou bien ceux qui ne se terminaient pas par un suffixe accentué.
Le genre nominal

Le norrois comportait 3 genres : masculin, féminin, et neutre. Le genre dépendait généralement du suffixe accentué originel du nom; en général :
les noms en -a étaient masculins ou neutres;
les noms en -o long étaient féminins;
les noms en -u, masculins;
les noms en -n, nd ou r étaient soit masculins soit féminins.
Le nombre

A l'origine, il existait trois nombres grammaticaux : le singulier, le pluriel et le duel, comme en grec ancien. À l'époque classique, toutefois, le duel s'était depuis longtemps fondu avec le pluriel... en ce qui concerne les noms, du moins.
Les déclinaisons nominales

Les déclinaisons du norrois comprenaient quatre cas, les mêmes que ceux que l'on retrouve en allemand moderne : nominatif, accusatif, génitif et datif.
Exemple de déclinaison forte :

Cas Singulier Pluriel
nominatif armaz > armr armōr > armar
accusatif arma > arm armanz > arma
génitif armas > arms armō > arma
datif armē > armi armumz > armum

(Précédés d'un point, les formes d'ancien scandinave reconstituées; à leur suite, les formes attestées en norrois classique).
Exemple de déclinaison faible :
Cas / Singulier / Pluriel
nominatif granni grannar
accusatif granna granna
génitif granna granna
datif granna grannum

Les adjectifs
A l'origine, les adjectifs étaient déclinés comme les noms; cependant, déjà en proto-germanique, on adopta certaines formes pronominales qui donnèrent naissance à une déclinaison adjectivale particulière, mixte des déclinaisons nominale et pronominale. Les formes spécifiquement pronominales sont :
Cas / Singulier / Pluriel
- / masculin / féminin / neutre masculin / féminin / neutre
nominatif / - / - / t / ir / - / -
accusatif / a / à(n) / a / t - / - / -
génitif / - / rar / - / ra / ra / ra
datif / um / ri / u - / - / -

Les autres formes utilisent :
les terminaisons en a au masculin et au neutre;
et les terminaisons en ō au féminin.
Cette déclinaison est utilisée lorsque l'adjectif fonctionne comme prédicat ou modifie une phrase nominale indéfinie. Cette déclinaison est aussi appelée « déclinaison forte ».
Dans les phrases nominales définies, on utilise en revanche une « déclinaison faible » :

terminaison an au masculin et au neutre singulier;
terminaison ōn au féminin singulier;
au pluriel, terminaison um au datif pour tous les genres, et u à tous les autres cas.
Comparatif et superlatif

Il existait deux systèmes en norrois :
la plupart des adjectifs utilisaient le suffixe -ar pour former le comparatif et -ast pour le superlatif : ríkr --> ríkari --> ríkarstr, « puissant ».
mais un petit groupe d'adjectifs formaient leur comparatif et leur superlatif avec les suffixes -r et -st associés à une inflexion provenant d'un i disparu qui précédait la finale : langr --> lengri --> lengstr, « long ».
Les pronoms personnels

La série des pronoms est, en norrois, composée de trois systèmes morphologiques distincts :
les pronoms personnels proprement dits
les pronoms de la troisième personne
les pronoms démonstratifs de distance et de proximité.
Les trois séries s'organisent selon des systèmes différents.
Les pronoms personnels proprement dits

Ils s'organisent en trois nombres (singulier, duel, pluriel) et quatre cas, mais ne font pas de différences entre les genres. Ce sont les pronoms de la première et de la deuxième personne, et les réflexifs de la troisième personne. Parmi les nombres, le duel correspond, comme en grec ancien, aux situations où deux individus (ou deux groupes), pas plus, sont face à face.
Bien ! Plutôt complexe, n'est-ce pas ?
Passons maintenant à la pratique de l'islandais...

Comme je le disais précédemment, l'islandais n'a pratiquement pas changé depuis plus de dix siècles. Cette langue vient du norrois, les islandais peuvent pratiquement lire sans problème des textes des vikings comme si nous lisions tous le latin couramment. La littérature Islandaise est très riche, c'est le pays des « sagas », or, ces textes etaient bannis par les Danois lors de la colonisation de l'Islande. Les danses et les contes islandais etaient prétendument inspirés par le diable : les danses etaient bannies, les textes étaient brûlés, mais la tradition orale due à l'isolement du pays a conservé ces contes et ces légendes.
Les mots internationaux n'entrent pas en Islande. Les nouveaux mots passent par une commission qui se charge de trouver une traduction islandaise en conformité avec les racines anciennes. Le parlement décide du mot officiellement adopté (il joue le même rôle que l'académie Française)
Cette traduction donne parfois des mots amusants :

* le camping = tjaldstæði ? le lieu des tentes
* taxi = eigubíll ? location
* téléphone = sími ? abréviation de símtal : conversation sur un fil
* ordinateur = tölva ? la prophétesse des chiffres ou la sorcière qui parle

Tout ça pour démontrer l'importance de la langue pour les islandais. L'ancienne présidente, Vigdis Finnbogadottir, disait à ce propos :
« Les islandais s'arriment à leur langue, c'est ce que nous avons de plus stable : ici la terre bouge tout le temps . »
Même les « Beatles » ont été traduits, ils sont devenus « Bítlar » et se déclinent ! !
Un seul mot islandais est présent dans la langue française. Le verbe « se targuer » vient de l'islandais « targa» et signifie « petit bouclier ».

*L'alphabet islandais :
C'est ce qu'il faut connaître en premier pour comprendre la prononciation étrange de certains mots. Il y a 36 lettres dans l'alphabet islandais. Il faut ajouter trois diphtongues. Deux de ces lettres viennent dans la langue ancienne : le ð et le þ.
Les accents sur les voyelles changent le son de cette lettre et en fait une lettre totalement différente, c'est pour cela qu'il est important de conserver les accents sur les majuscules.
Deux lettres ne sont pratiquement jamais utilisées dans les mots islandais : le c , souvent remplacé par s ou k, et le q remplacé par k.
Les mots sont généralement accentués sur le première syllabe ce qui donne du rythme et de la musicalité à cette langue.

A a : se prononce comme en français
Á á : ao
B b : se prononce comme en français
C c : lettre pratiquement inexistante.
D d : se prononce comme en français
Ð ð : c'est un D barré. Cela se prononce comme le « th » en anglais dur (ex : that). La prononciation se rapproche du Z.
E e : è
É é : ié
F f :
: - se prononce comme en français en début de mot, lorsque qu'il précède un « t », un « k » et un « s », ou lorsqu'il est doublé.
-se prononce « v » au milieu ou à la fin d'un mot. afi = le grand père, se prononce « avé ».
-se prononce comme un p ou b, devant L et n. Keflavík = ville près de la capitale, se prononce « kèplavik ».
G g : se prononce gué. Sauf s'il est situé avant un i ou après une voyelle, il sonne comme « Y » (ayez) ou « ille » (veille)
: Segja (dire) se prononce : « seille-ya »
Hann segir (il dit) se prononce : « seille-ir »
Mais hann sagði (il a dit) se prononce : « sague-zé »
H h : il est toujours aspiré. Devant un « v » il se prononce « kou » ou « kv ».
Hver ? (qui ?) se prononce : entre « kouère » et « kvère »
Hvar ? (où ?) se prononce : entre « kouar » et « kvar »
I i : é
Í í : i
J j : i
K k : se prononce comme en français
L l : doublé, il se prononce comme « tl »
Allir (tous) se prononce : « atlir »
M m : se prononce comme en français
N n : doublé (sauf à l'intérieur d'un mot), après á, í, ó, ú, ý, æ, ei, ey, au, se prononce comme « tn »
Steinn (pierre) se prononce : « stètne »
O o : o ouvert comme un « Oh » de déception. (o)
Ó ó : o fermé comme dans « Oh » d'admiration (au)
P p : comme en français, sauf devant s, t, k où il se prononce f
Skipta (changer) : skéfta
Q q : lettre pratiquement inexistante
R r : il faut rouler les 'r '. rl se prononce souvent comme tl
S s : se prononce entre les « se » « che » « je » français.
T t : se prononce comme en français
U u : eu comme dans « beurre »
Ú ú : ou
: se prononce comme en français
W w : se prononce comme en français
X x : se prononce comme en français
Y y : é
Ý ý : i
Z z : comme le « s »
Þ þ : c'est un p prolongé vers le haut. Il correspond au « th » en anglais doux (ex : thought)
La prononciation se rapproche du s.
&Aelig; æ : c'est un « e dans l'a » . Cela se prononce « aïe »
Ö ö : eu (comme dans « bleu »)
Au : se prononce « œil »
Ei et ey : se prononce « eille »

La phonétique indiqué ne suit aucune règle linguistique, mais cette méthode est efficace auprès de ceux qui ne connaissent pas l'alphabet phonétique.
Les premiers mots à connaître sont :
Oui = já (yao)
Non = nei (neille)

*Les salutations : la manière la plus courtoise pour saluer.
*pour saluer un homme :
-en arrivant = komdu sæll (og blessaður ) (comme-de saïlle-tle) ce qui signifie : viens heureux (et béni)
-en partant = vertu blessaður (verteu blessazeur ) ce qui signifie : soit béni

* pour saluer une femme :
-en arrivant = komdu sæl (og blessuð )
-en partant = vertu blessuð (verteu blesseuze )

*pour saluer plusieurs hommes :
-en arrivant = komið þið sælir (og blessaðir)
-en partant = verið þið blessaðir

* pour saluer plusieurs femmes :
-en arrivant = komið þið sælar (og blessaðar)
-en partant = verið þið blessaðar

pour saluer des hommes et des femmes :
-en arrivant = komið þið sæl (og blessuð)
-en partant = verið þið blessuð

Ou plus simplement :
*bonjour : góðan daginn ou góðan gag (gauzane d'ail-inne ou gauzane dag)
*bonsoir : gott kvöld (gott koueulde)
*bonne nuit : góða nótt (gauza naute)

Bien souvent on se contente de dire :
Sæll ou sæl ou sællar (saille) qui correspond à : salut
Et Bless ou bless bless (de bénir) pour : au revoir

Présentation :
Les islandais se présentent souvent par leur seul prénom.
Ég er Paul Dupont : je suis Paul Dupont (=ièg èr Paul Dupont)
Hann er Jean Dubas : il s'appelle Jean Dubas (=ann èr Jean Dubas)

Hvað heitir þú ? : comment t'appelles-tu ? ((= kvaze eill-tér sou ?)
(le vouvoiement n'est pas employé en Islande)

Les differents titres :
Monsieur : Herra
Madame : Frú

Les remerciements :
Le verbe remercier est : þakka
Eg þakka þér fyrir.... je te remercie pour.....
Þökk þakkir ou þakk....merci
Mais on dit le plus souvent takk qui est un mot employé dans toute la Scandinavie.

Gerðu svo vel : je vous en prie (guèr-zeu svo vel)
Gerið þið svo vel : je vous en pris (pour plusieurs personnes)
Það er ekkert að þakka : il n'y a pas de quoi
Það var lítið : c'etait peu de choses

Excuses et expressions de politesse :
Excuse moi : fyrirgefðu (férérguèvzeu)

Sources: Les archives de Midgard



Pour plus de recherches et aller plus loin:





Les Calendriers dans le Druidisme


Les Calendriers dans le Druidisme :
Calendrier des célébrations des Blóts :
voici des exemples de calendrier qui peuvent vous servir d'aide a vos célébrations
Les Blóts sont des cérémonies religieuses d'offrandes.


Thorri :

9 janvier – Souvenir de Raud le Fort (un chef norvégien tué par Olaf Tryggvason  pour avoir refusé de se convertir au Christianisme). Assassiné avec une corne dans la gorge et un serpent venimeux à son autre extrémité.
18 janvier – Thorrablót (Imbolc) : Fête sacrée de Thor, nous remercions Thor pour sa protection et son aide durant l’année.

BARRI
2 février : Ceci est le jour où nous célébrons Frey et Gerd, un mariage symbolique du dieu de la fertilité avec le Terre-Mère. C’est un festival de la fertilité, où la plantation des graines débutent (semi). C’est le temps de débuter, préparer, planifier la saison à venir.
C’est aussi Imbolc, candlemas, avec les runes ‘pertho, algiz et sowilo’.
FEAST OF VALI
14 février : Cette fête était originellement célébré pour Hodr, tué par Vali. Cette fête tardive en hiver, relate le triomphe et le retour de la lumière et du soleil sur les jours sombres de l’hiver. Dans les familles traditionnelles, c’est le temps pour des échanges de vœux et de cartes à souhaits. C’est aussi le temps de renouveler les vœux de mariage.
HIGH FEST OF OSTARA
20 mars : C’est l’équinoxe du printemps. La fin de l’hiver et le début de la saison des naissances. Nous honorons Frigga, Freya et Nerthus. Nous versons, durant une cérémonie, de l’eau ou tout autre liquide ou boisson, sur la terre, célébrant la renaissance de la nature, du pratiquant, et pour les espoirs des habitants du village et du fermier.
Les runes associées à cette journée sont ‘wunjo, ehwaz et berkana’.
SUMARSDAY/SIGRBLOT
19 avril : Cette journée est le premier jour de l’été, selon l’ancien calendrier Islandais. De grandes activités agraires ont lieu. Nous honorons aussi Sigurd, un personnage héroïque des Sagas.
YGGDRASIL DAY
25 avril : Ce jour marque l’importance de l’Arbre-Monde, son rôle dans notre culture, son héritage et l’importance spirituelle que nous lui donnons. Cette journée est réservée pour que nous vénérons, c’est notre maison et la nature de notre tradition. À cette journée, plantez un arbre, en pensant à l’importance des arbres sur la terre.
WALBURGBLÓT
30 avril : Aussi connu sous le nom de Walpurgisnacht, ou May Eve. Walburg est la déesse ancestral de la terre, combinant certains des traits de ses fruits. Pensez aux côtés les plus sombres de Freya, de Hella et Frigga pour avoir une idée des caractères de cette déesse. Nous faisons une cérémonie pour Walburg en versant de la bière noire sur le sol.
MAY DAY
1er mai : Aussi Beltane. C’est le temps de grandes célébrations. Les champs verdissent, les fleurs poussent…Freya tourne son visage clément vers nous après la nuit de Walburg. C’est le temps de célébrer la naissance du printemps et nous faisons offrandes à Freya. C’est aussi la nuit où Odin rejoint Frigga… c’est Beltain après tout…
Les runes en associations avec cette fête sont ‘mannaz, laguz et inguz’.
FRIGGABLÓT
17 mai : Nous nous réjouissons dans un temps doux et dans la splendeur du printemps. Un temps traditionel pour un camping ou un pique-nique entre amis. Un rituel en l’honneur de la Mère est tenu. Nous la remercions pour la santé et la vitalité de la famille. Nous la remercions aussi pour la fertilité de la terre qu’elle a donné.
MIDSUMMER
21 juin : C’est le jour le plus long. Et quand on vit au-delà du 45e parallèle, c’est long ! Sunna (la déesse du soleil) débute son long déclin, poussant la noirceur qui s’accumuleront pour les six prochains mois, jusqu’à Yule. Identifiez le soleil avec la brillance de Baldur, et célébrez l’honneur des deux symboles. Faites une bénédiction à Sunna au matin, dans ses premiers rayons.
Les runes de Midsummer sont ‘othila, dagaz et fehu’.
FREYFAXI
23 août : Freyfaxi marque le jour des récoltes, en Islande. Dédié au dieu des récoltes, il est temps de célébrer avec les chevaux, de pratiquer des sports martiaux et de faire une cérémonie en l’honneur de Frey.
En septembre, à la 4e fin de semaine, une fête qui célèbre les runes et le sacrifice qu’Odin à dû faire pour recevoir la connaissance des runes.
WINTERFINDING
22 septembre : C’est l’équinoxe d’automne, les fondations de l’hiver. La balance entre l’été et l’hiver est en marche. La noirceur sera plus présente et la mort s’installera peu à peu. Nous pensons alors à l’importance de cette saison. Nous appelons Odin pour l’inspiration et la force de passer à travers la saison des vents et du froid et de la pluie. Un temps bien difficile pour tout les nordiques.
Les runes de cette fête sont ‘raidho, kenaz et gefu’.
WINTERNIGHT/VETRABLÓT
11 octobre : Dans le calendrier Islandais, l’hiver commence sous le jour du Satyr entre le 11 et le 17 octobre. Les nuits d’hiver célèbrent l’opulence des récoltes et nous honorons Freya et les esprits de la fertilité nommés Disir. Nous offrons à Freya et aux Disir une cérémonie en leurs offrant du lait ou de la bière.
FEAST TO EINHERJAR
11 novembre : Les héros qui prennent place au Hall d’Odin sont les Einherjar. Ce jour est réservé pour eux et nous levons nos cornes en leur honneur, ainsi qu’aux héros mort sur les champs de batailles.
FEAST OF ULLER
27 novembre : C’est le jour de la chasse réservé à Uller. La prise de chance personnelle nécessaire à ce succès est de mise. Les armes sont dédiées et choisies pour lui. Bénissez vos flèches, vos arcs ou tout autres armes avant de partir à la chasse. Après avoir tué votre bête, gardez-en un morceau pour votre autel. Fêtez !
WINTERFILT/YULETIDE/MOTHER NIGHT
20 décembre : Les douze nuits de Noël. C’est le temps d’honorer Thor et Frey. Nous décorons un sapin ou un if qui nous entrons dans nos maisons. Nous allumons aussi la Yulelog, la bûche de Noël que nous regardons se consumer durant toute la nuit. Celle-ci porte la rune Othila, gravé ou dessiné à la craie blanche.
C’est le moment aussi d’honorer les landwights (créature des terres) et les housewights (créature des maisons, fantômes). Les femmes rendent hommage à Frigga en faisant un rituel féminin du Seidhr devant le foyer, avant de faire brûler la Yulelog.
Les runes de cette fête sont ‘elhaz, jera et isa’.



  • Le 21 mars : Dísablót national à Gamla Uppsala, en Suède
    (le sacrifice aux Dísir, à lieu tous les neuf ans)
  • Le 30 avril : Sigrblót
    (le sacrifice pour la victoire)
  • Le 15 au 22 mai : SóknarÞing
    (l’assemblée pour le règlement des peines)
  • Le 22 au 30 mai : SkuldaÞing
    (l’assemblée pour le règlement des dettes)
  • 21 Juin : Sumarblót
  • Le 21 septembre : LeidÞing
    (l’assemblée automnale, tenue au niveau local)
  • Le 15 octobre : Haustblót
    (le sacrifice automnal)
  • Le 29, 30 et 31 octobre : Vetrnætr
    (les premières nuits hivernales)
  • Le 21 décembre au 1er janvier : Jól / YuleSolstice d’hiver


* Vetrnætr 
(28 au 31 octobre)
Les anciens Scandinaves comme les Celtes considéraient que l’année ne comptait que deux saisons: une froide et sombre et une autre chaude et lumineuse. Vetrnaær sont les premières nuits de l’hiver. Elles ont aujourd’hui lieues le 29, 30 et 31 octobre mais j’imagine qu’elles sont liées aux trois jours qui précèdent la seconde pleine lune suivant l’équinoxe d’automne. Ces dates se rapprochent de la fête celte de Samhain qui représente le nouvel-an (ancêtre d’Halloween et de la Toussaint). L’Álfablót (sacrifice aux elfes) pourrait bien être placé à cette date. Les álfar seraient des créatures lumineuses liées à la fertilité, à la fortune et aux bonnes récoltes (parfois aux morts). Le blót qui leur est dédié s’effectue sur une échelle privée (familiale) et vise à sceller les pactes avec les bons esprits vivant dans et autour de notre foyer.
Le cycle de Fogmoon en Ecosse dure du 28 Octobre au 5 Novembre avec de grands Barras (des foires annuelles Ecossaises). 


* Jólablót (21 décembre)
Le sacrifice du solstice d’hiver est la fête célébrée en famille, au bord du feu. C’est une fête précédée de douze nuit où les mères sont honorées. Cette fête est équivalente à Noël.
C’est le moment de l’année où l’on se fait des cadeaux, où l’on raconte des histoires au bord du feu et où l’on fait le point sur l’année précédente. Pour moi, c’est également le moment de l’année le plus approprié pour tirer les runes.

* Dísablót (21 mars)
Le sacrifice aux Dises  était célébré tous les neuf ans à Uppsala, en Suède. Les Dises sont les déesses capables de prédire l’avenir telle que Freyja, Frigg ou encore Skaði. Une fête germanique est célébrée annuellement à la même date, il s’agit d’Ostara où l’on honore la déesse du même nom, marquant ainsi le retour du printemps. Cette fête est réalisée à l’équinoxe de printemps (aux alentours du 21 mars).
C’est une fête de la vie, de la naissance, où l’on décide de renouveler les alliances et les pactes, où l’on s’engage sur de nouveaux chemins. Si l’hiver est approprié pour l’introspection et l’analyse de l’année passée, le printemps est tout indiqué pour retrouver l’élan de finir ce que l’on a commencé ou pour se lancer dans de nouvelles aventures.

* Sigrblót (le 13, le 20 ou le 30 avril)
Le sacrifice pour la victoire est réalisé aux alentours du 30 avril. Je n’ai aucune information à ce sujet et c’est un avis personnel mais j’imagine que cette célébration était liée à la pleine lune de mai (seconde pleine lune après l’équinoxe de printemps).
Si l’on suit le cycle naturel des choses, Sigrblót est une célébration qui consolide Dísablót. Dans le second cas, on s’interroge sur ce que l’on devrait entreprendre et on s’y engage alors que dans le premier cas, on consolide notre stratégie et on s’assure de réussir dans nos entreprises.

* Midsumarblót (21 juin)
Fête du solstice d’été, il s’agit ici d’une célébration mettant en avant l’aspect glorieux, noble et claire de la vie. Des divinités telles que Freyr, Baldr ou encore Tyr peuvent être mis à l’honneur ce jour-là.

* Leidþing (21 septembre)
Le þing (thing) est un rassemblement, une réunion, une assemblée. Certains þing n’ont pas été nommés ici comme le SóknarÞing  (règlement des peines) ou le SkuldaÞing (règlement des dettes) mais Leidþing est une assemblée automnale et se déroule pendant l’équinoxe d’automne. Dans le félag des clans de la vallée du Rhône, Haustblót est fêté aux alentours du 21 septembre.

* Haustblót (15 octobre) 
Le sacrifice d’automne est réalisé aux alentours de la nouvelle lune d’octobre (première nouvelle lune après l’équinoxe d’automne). L’ambiance de la chasse sauvage (menée par Oddhin) et le culte des esprits de la terre semblent posséder d’avantage de poids en cette période.  Cette date marque l’action de fertilisation des sols avant de semer l’orge que l’on récoltera vers le solstice d’été.
Bien sur, les célébrations peuvent avoir lieu à n’importe quel moment et pour n’importe quelle condition (anniversaire, naissance, mariage ou pour déménagement etc.).  En règle générale, les axes liées aux équinoxes semblent mettre en avant les divinités Vanes et les esprits de la terre (landvaettir) tandis que les solstices honorent d’avantage les Ases.

Jòl (Yule,solstice d’hiver) : 21 décembre au 1er Janvier.
Disablòt: 31 janvier, mais qui peut être fêté le 21 mars pour la célébration en l’honneur des dìsìr.
L’ordre Odiniste l’a fêté le 21 mars 2013 et il sera fêté 8 ans plus tard comme le veut la tradition de Gamla Uppsala en Suède.
Thorrablòt / Imbolc: 1 février.
Blòt en l’honneur de Frey ou de Thor.
Peut également être fêté l’Imbolc celte.
Ostara /Disablòt: 21 mars.
Fête de la Déesse Ostara ou Disablòt tous les 9ans.
Plantation de l’arbre de Mai (Der Mai Buam): 1er Mai.
Midsommar (solstice d’été): 21 juin.
Leidthing (assemblée automnale): 21 septembre (ou autour du 21 septembre , ceci n’est pas une fête en rapport avec mère nature donc elle n’est pas nécessaire d’être fêté à date fixe.)
Vetrnaetr (les premières nuits hivernales): 29,30 et 31 octobre.
Fête importante dans le calendrier Àsatrù car elle représente le début des nuits froides ainsi que le passage des morts dans notre monde, la célébration atteint son pic avec Samhain le 31 octobre.
Il existe également des jours pour se souvenir des Dieux ou des héros Païens.

 La Nuit de Walpurgis ou plus anciennement Nox Frija : 30 au 01 mai

 9 février – Souvenir pour Eyvind kinnrifi (torturé à mort par Olaf Tryggvason quand il a refusé de se convertir au Christianisme, en mettant un brasier métallique rempli de charbons ardents sur son ventre).
14 février – bénédiction au Dieu Vali.
28 mars – Journée en l’honneur de Ragnar Lodbrok,  célébration du sac de Paris.
9 avril – Souvenir de Haakon Sigurdsson (Haakon le Grand), l’un des Jarls de Hladhir, un grand défenseur du paganisme en Norvège pendant la période brutale de conversion forcée au christianisme.
9 mai – Souvenir pour Gudrod de Gudbrandsdal, dont la langue a été coupée par « saint » Olaf, roi de Norvège (à ne pas confondre avec Olaf Tryggvason malgré la similitude des noms et des méthodes. St. Olaf, autrement connu comme« Olaf le Gros »ou« Olaf grande gueule », a été canonisé pour ses efforts visant à convertir la Norvège par la peur, les assassinats et  la torture).
Ce martyr norvégien s’est prononcé contre la tyrannie chrétienne fanatique de  Tryggvason, et a exhorté les autres à lui résister.Pour cela, le roi lui a coupé la langue.
9 juin – Souvenir de Sigurd tueur de dragon (connu dans les versions allemandes de l’histoire comme Siegfried).
9 juillet – Souvenir d’Unn the Deep-Minded, une femme qui fut l’un des grands chefs de la colonie islandaise.
9 août – Souvenir pour le roi Radbod de Frise, qui, debout sur les fonts baptismaux, a changé d’avis et a refusé la conversion au christianisme quand on lui a dit que sa place dans le Ciel chrétien voudrait dire sa séparation d’avec les âmes de ses ancêtres. 
9 septembre – Souvenir d’Hermann le Cheruscan, incarnation de la liberté allemande, qui a empêché l’Allemagne d’être envahi par les Romains et épargné la destruction de leur culture et de la langue comme cela a été vécu par l’occupation de la Gaule celtique. 
9 octobre – Journée en l’honneur de Leif Eriksson – Souvenir de Leif Eriksson et Freydis Eriksdottir sa sœur, les dirigeants du premier établissement européen connu en Amérique (Vinland). 
28 octobre – Souvenir d’Erik le Rouge.
9 novembre – Souvenir de la reine Sigrid de Suède. Courtisé par Olaf Tryggvason, la relation a pris fin brutalement quand elle lui a dit qu’elle n’avait pas l’intention d’abandonner les dieux de ses pères, de resté fidèle au Paganisme, et il l’a giflé. Elle a participé à l’alliance  qui l’a amené vers le bas.
11 novembre – Fête des Einherjar, les héros tombés qui vont au Valhalla, et dans les salles des autres dieux et déesses.
27 novembre – Fête de Ullr et Skadi, Jour Weyland Smith le plus célèbre des artisans germaniques.
9 décembre – Souvenir d’Egill Skallagrimsson, grand poète de l’époque viking, guerrier et magicien runique.




Janvier :
1 : First blot of the year. Nouvel an, fin de Jul /Jol/Yule
La fin des Célébrations du solstice d’hiver
3 : Blot of the plough. Blot de la charrue.
Fête aux Dieux pour la fértilité de la terre et l’abondance dans
nos vies.
7 : Blot de Frigg.
9 : Commémoration de Raud et d’Eyvind Kimrif.
( 2 Martyresde l’Asatrù et Poètes Bardiques)
15 ou 22 : Célébration de Thor.
17 : Célébration d’Odin.

Février :
1 et 2 : Rite Druidique de Imbolc, Charming of the plow,
Thorrablot en l’honneur de Thor et de Freyr.
Fin de l’hiver, dégèle de la terre.
14 : Vàlablot, Loe’sDay, Blot de Vali et de Freya.
Célébration de la Lumière.
Fête de la vengeance de Vali, période de déclaration des
sentiments, jour de la protection de Freya.

Mars :
Du 20  au 23: First Sumarblot, Summer finding, Ostara,
équinoxe de printemps. Tout les 9 ans faire un Disablot.
28 : Blot de Ragnar Lothbrok (ou Lodbrok)
Célébration de ce héros Viking.

Avril :
1 : Lauftùrblot, Blot de Loki.
Jour des Farces. carnaval de la fin de l'hiver.
9 : Blot en souvenir de Hakon (ou Haakon) ancien Jarl de
Norvége. Ce fut un grand chef puis Roi Norvégien
fervent défenseur de l’Asatrù face au Christianisme et de la
paix entre païens et chrétiens.
13 ou 20 ou 30 : Sigrblot, Blot of victory.
Rite pour la victoire
16 ou 24 ou 26 : Runarblot, Runes’s Day, Blot des runes.
Jour de Divination par les Runes
30 : Walburg, début de Beltain, Blot dédié a Yggdrasill.

Mai :
1 : Merry Moon, May Day, Fête Druidique de Beltain,
Blot des Fées, Blot de Nerthus le Déesse Nordique.
( La Grande Déesse de la Pictish Wicca.)
Du 15 au 22 : Soknarthing.
(Le règlement des problèmes et des peines.)
18 : Blot de Frigg, Freya et des Valkyries.
19 : Blot de l’éloge des Dieux.

Juin :
8 : Blot de Lindisfarne.
(La découverte de l’Angleterre par Ragnar Lothbrok.)
14 : Blot de Vidar.
Du 20 au 24 : Summarblot, Midsommar, Midsummer, Fête
Druidique de Litha/Tantad.
26 : Blot de Je Lar Dansker.

Juillet :

1 : Mort du Roi Olaf
(Roi Viking Christianiser – St Olaf)
26 : Blot de Sleipnir . Et Njord
(Le cheval a 8 jambes d’Odin)
31 : Noodvier, ou Noodvierthing.
Bûcher ou feu de cheminé allumé en commémoration
de la mort du Dieu Balder.

Août :
1: Freyfaxi Haust er Helga (Bénédiction de la moisson)
Lamasblot, Rite Druidique de Lugnasadh.
16 ou 22 : 
Oðinsumarblotar, Début de la commémoration de l’autosacrifice 
d’Odin sur Yggdrasill.
24 ou 30 : Oðinsumarblotar Fin de la commémoration de l’autosacrifice d’Odin sur Yggdrasill.
28 : Blot de la fin de Freyfaxi, derniers jour de l’été, célébration de Loef's fest le mariage de Thor et de Sif.

Septembre :
9 : Célébration d’une bataille gagnée pour l’Asatrù et les
Dieux du Nord.
15 : Huggablot, Blot de la consolation.
21 ou 24 : Leithing, Winter finding, Rite Druidique de
Mabon. (Rite d’abondance du début de l’Automne.) ou Haustrblot (Blot d'Automne)
29 : Blot de Heimdall.

Octobre :
15 : Brynhildrblot, Blot de Brunhild la princesse Asatrùar
28 : Début de Samhain, Winter night, First day of winter,
Fogmoon, Vetrnaetr, Samhuinn.(en Ecossais.)
31 : Valhöllblot, Blot d’Odin, de Freya, Et du Valhalla,
Nuit de Samhain, Nuit des Morts. Fogmoon.

Novembre :
1 : Samhain, First day of winter, Celtic New Year.
2 : Daudiblot ou Daudrthing, Blot du jour des Morts.
4 : Fin de Samhain, Fin de Fogmoon.
11 : Einherjarsblot, Blot des Einherjars.
28 : Blot de Ullr.
30 : Anderblot, Blot des fils de Andrew.
(St Andrew, Fête National Ecossaise.)

Décembre :
13 : Blot du petit Jul/Jol/Yuilewee blòt
(Petit Yule ou petit Noël.)
Du 20 Décembre au 31 Décembre, rituel des 12 jours de Yule.
21 : Yuletide ou Jólablót, Rite Druidique de Yule,
Odhinnblot, Blot de Odin, Yule, Grand Jul.
24 : Fordaëdablot, Nuit Merveilleuse des Elfes et des Trolls,
ou Modranecht, Nuit de la mère.
25 : Sigrvetr, Jul, Noël.
31 : Serment Druidique du Sanglier pour Hogmanay.





Le Calendrier Breton Keltiskr:
Dans l’ancienne Keltie, le cycle calendaire synodique régi par le Dieu Succelus/Succellos : “lune fractionnée/coupée”, était réglé par périodes de 12 à 14 jours (valeur d’une ½ lune), la seconde moitié porte en plus accolé, le terme Atenoux : “renouvellement”, Athnugud en teangorlach, classés en Mat(us) : “bon(s)” et Anmat(us) : “mauvais/néfaste(s)” en gaulois, selon la succession des jours.
La moitié du mois lunaire se dit, Gwc’hdethiu : “grands jours” en brittonique, francisé en “Jour de Dieu” et/ou “Jour Dieu”, devenue la : “Fête Dieu” (fêtée le 25 Juin, ½ Lune), le Gourdezioù brezhoneg (langue keltisk d’origine brittone) et Gourdeïo vannetais (dialecte gaulois continental), Titennaoù : “tétine du pis” en kerne : “cornouaillais” (Sud-West Bretagne), proche du sanskrit Mahatithi : “Grand jour”.
Le siècle druidique, gaulois Sekle : “cycle” dure 30 ans, et débute lorsque Nictouros : “Saturne” (à révolution senestrogyre comme Vénus), est en conjonction des Pléiades, et entre dans le signe du Tor/Tarvos : “taureau”, lors de la nuit de Samain, de Samb : “soleil/été” en kymris, à cette occasion on fait un Teine eigin : “feu forcé” (produit par frottement de 2 bois, un bâton [signe mâle] dur sur une planchette tendre [signe féminin], le sens est également sexuel), dit aussi Teine Tlachdga, car dans le Tlachdga : “temple du Dagda (Dieu Samhuin)” (de Samb & Fuin : “fin”). En Suède, dans le canton de Værend, le Gnideld : “feu de frottement”, exista jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.
Il y a 2 saisons Gæm : “hiver” (où commence l’année), et Samun : “été” de 13 Mi : “mois” lunaires de 28/29 jours, symbolisés par un arbre (sauf en Gaule, dans le calendrier de Coligny). Le mois, contrairement à l’année et au jour, commence par sa partie claire.
Le Dia : “jours”, Diuos en gaulois (Day english, Di des jours de la semaine, de même lexis que Diàr : “Dieux”, Dzien : “jour” en polski), compté du couché au couché du soleil, se dit Noss/Noùs : “nuit”, brezhoneg Noz et ruskall (langue kelto-nordisk du Hvítaland) Anúis : “aujourd’hui” (reprenant en sus le keltisk An : préposition-préfixe négative en changeant le sens).
On ajuste l’année bissextile, d’une journée après le 22 décembre (lendemain du solstice d’hiver), c’est le mois/jour Ablach : “pommier” de l’année de : “Un an et un jour” des adages. Calque emprunté par les Hébreux aux tusko-lydien (proto-keltisk), le 15 Shevat (début février) jour de pleine lune, est appelé : “le nouvel an des arbres”.


Calendaire keltiskr ancien :
Engedala : “Roseau” (du 27 octobre au 24 novembre)
Roudso : “Sureau” (du 24 novembre au 22 décembre)
Avalon : “Pommier” (du 22 au 23 décembre, Mois/jour de l’année bissextile)
Betula : “Bouleau” (du 22 décembre au 20 janvier)
Alisia : “Alisier” (du 20 janvier au 17 février)
Onna : “Frêne” (du 17 février au 17 mars)
Verna : “Aulne” (du 17 mars au 14 avril)
Saliko : “Saule” (du 14 avril au 12 mai)
Haùsa : “Aubépine” (du 12 mai au 9 juin)
Dervo : “Chêne” (du 9 juin au 7 juillet)
Tanno : “Houx” (du 7 juillet au 4 août)
Koslo : “Coudrier” (du 4 août au 1 septembre)
Munna : “Vigne” (du 1 septembre au 29 septembre)
Gorto : “Lierre” (du 29 septembre au 27 octobre)


Calendrier gaulois de Coligny :
Chaque mois y est fractionné en 2 quinzaines.
Samonios : “Mort de l’été” (1ère moitié de novembre)
Samonios-atenoux (2ème moitié de novembre)
Dumannios : “Des remparts” (1ère moitié de décembre)
Dumannios-atenoux (2ème moitié de décembre)
Riuros : “Des gelées” (1ère moitié de janvier)
Riuros-atenoux (2ème moitié de janvier)
Anagantios : “Grands souffles” (1ère moitié de février)
Anagantios-atenoux (2ème moitié de février)
Ogronios : “Des froids” (1ère moitié de mars)
Ogronios-atenoux (2ème moitié de mars)
Cutios : “Des caches” (1ère moitié d’avril)
Cutios-atenoux (2ème moitié d’avril)
Giamonios : “Des fraîcheurs” (1ère moitié de mai)
Giamonios-atenoux (2ème moitié de mai)
Simivisonnos : “Pareil au soleil” (1ère moitié de juin)
Simivisonnos-atenoux (2ème moitié de juin)
Eqvos : “Des chevaux” (1ère moitié de juillet)
Eqvos-atenoux (2ème moitié de juillet)
Elembivos : “Des bons cerfs” (1ère moitié d’août)
Elembivos-atenoux (2ème moitié d’août)
Edrinios : “Des longues sources” (1ère moitié de septembre)
Edrinios-atenoux (2ème moitié de septembre)
Cantlos : “Des chants” (1ère moitié d’octobre)
Cantlos-atenoux (2ème moitié d’octobre)
Ciallos : “Céleste” (est le mois ajouté tous les 5 ans, il possède entre 4 et 6 jours intercalés, 2 à 3 Matus et 2 à 3 Anmatus).




L'espace sacré, l'espace entre les mondes et le changement incessant du cercle

L'espace sacré, l'espace entre les mondes et le changement incessant du cercle :

Dans le Druidisme nous délimitons nos espaces rituels par des cercles, que nous traçons par divers moyens ou par des circumambulations. 




Les rituels des Druides Nordiques, Heathen Druidry/Gaelic Heathenry et A Druid Fellowship pour la consécration de l'espace sacré:

Les cercles rituels sont des limites sacrés qui sont protégées pas les éléments utilisés 'leurs forces ' (Eau, Feu, Air, Terre) Certains Druides travail avec seulement trois élément (la terre, le ciel et la mer) d'autres avec les points cardinaux ou alors en invitant des divinités comme Thor ou Heimdall pour délimité, soit par le rituel du marteau soit par l'instauration d'un Gatekeeper (gardien du portail) Par exemple avec la liturgie ADF ou SDF. Qui travail avec les Hallows et les Kindred (les reliques des druides et leurs parentés). Quand on consacre le lieu du rituel avec un Cercle dans la tradition nordique on appel le lieu sacré du rituel un « Vé » (Sacré) ce qui rappel « Veur » un des noms de Thor qui veux dire « Le gardien ». D’autres divinités peuvent être invoquer pour consacré l’espace rituel. 


Dans le cercle nous officions, nous créons une sorte de temple temporaire, dans la nature ou notre foyer, ou nous dressons des autels, allumons des feux et procédons a des rituels ou des cérémonies. 
Les Dieux invoquer et honorés contribuent eux aussi a la préservation du cercle et a la consécration du site sacré, nous pouvons aussi travailler avec les landvaettir qui protègent le lieu. 

Le but premier du cercle en plus de consacré un temps et un espace a quelque chose de l'ordre du sacré pour le différencier du temps et des occupations ordinaires ou profanes c'est de nous soustraire a la distraction des problèmes du quotidiens, permettant de prendre du recul par rapport à la vie de tous les jours. 
Il débarrasse temporairement les personnes de leurs occupations ordinaires, de même pour le lieu. 
Les limites ainsi posées rendent l'espace spécifique pour les objectifs sacrés. 
L'espace du cercle doit néanmoins rester vivant, on peut tout a fait inclure des animaux ou des activités joyeuses comme des danses ou des chants, des démonstrations artistiques qui peuvent être incluses a nos rituels.

Le périmètre du cercle est une sorte de murs, de limite contenant les activités sacrés ce déroulant a l'intérieur. L'énergie produite durant le rituel ou la célébration sera relâché une fois le cercle dissipé après l'activité druidique. 

Nous pouvons comparer l'activité produise au cours d'un rituel Druidique avec un chaudron munie d'un couvercle où nous faisons cuire quelques potages ou la fameuse potion magique de Panoramix. 
On ne placera pas les ingrédients dans l'assiette ou la potion dans la gourde d'Astérix avant que le contenue ne soit bien cuits. De même le chaudron reste couvert tant que la potion ou le plats n'est pas prêt a être servie. 
C'est exactement pareil pour les rituels Druidique ou les actes sacrés exécuter dans un cercle. Le Cercle c'est le Chaudron sacré des druides. 

Notez que le cercle est contenue dans un espace énergétique de forme sphérique et qu'il représente une forme de macrocosme a l'intérieur et a l'extérieur du monde. C'est aussi une partie du monde soustraite durant un instant au reste de l'existence quotidienne et de la réalité consensuelle.

Cet acte de tracer un cercle ou de travailler avec n'est pas anodin, car il nous permet de sortir de la réalité habituelle, et de vivre, de pénétrer et d'avoir des contactes avec une autre réalité, différente, consciente du moment présent et de l'acte rituel réalisé pleinement dans ce que nous célébrons tout en restant connecter au reste de l'existence. Nous pouvons avoir des révélations dans un cercle, sur nous même ou les autres, recevoir des messages de personnes défuntes, d'ancêtres ou de divinités. L'espace du cercle est une partie du monde des Esprits ou des Dieux, il agit comme un nœud, une connexion entre deux réalité qui souvent s'opposent l'une a l'autre, celle du monde matériel d'Abred et celle du monde spirituel de Keugant. Nous travaillons avec cette interconnexion, toute au long de notre rituel et de notre parcours dans le Druidisme, le cercle pour nous demeure un espace de formation et de transformation, d'héritage, de transmission et de continuité. 
Cela peut paraître paradoxale mais le cercle offre un espace entre les mondes, entre le passé et le futur, toute en incorporant des aspects de ceux ci au moment on nous l'ouvrons dans un lieu pour un de nos rituels. 




La spirale dans le cercle :

La forme du cercle est celle de la spirale, nous travaillons avec cette spirale que nous retrouvons dans l'art celtique, les entrelacs celtes par exemple sont un forme d'expression parfois circulaire et en nœud. Il y a un lien étroit entre les cercles que nous traçons et la spirale. 
La spirale est un symbole de changement incessant de cycle sans fin et de progression. 
Dans une spirale ou dans un concepte en spirale tout change et évolue, rien ne reste pareille et les situation ne sont pas linéaire. La spirale symbolise le monde, née de l'oeuf cosmique et du gouffre primordiale qui tourne est évolue, change et se perfectionne, trouve un équilibre et s'illumine, les saisons qui passe et les étoiles qui tourne dans le ciel, la course du soleil et de la lune, toute cela est contenue dans cette représentation sphérique et en spirale de l'existence. 

Le Druide qui officie dans son cercle en solitaire dans la nature ou dans une clairière avec d'autre Druides, comprend ce qu'est le sens de cette spirale et des forces qu'elle anime, le Druide ou la Druidesse sortent du cercle quelque peu modifié par rapport à celui ou celle qu'ils étaient avant en y entrant pour la première fois, mais c'est aussi vrais pour toute les fois où nous ritualisons, quand la roues de l'année des célébrations tourne elle aussi, et que nous cheminons nous évoluons et nous changeons aussi. Car ainsi le cercle et la spirale agis en nous et nous modifie de l'intérieur comme la cuisson de la potion magique dans le chaudron des Dieux ou du Druide Panoramix. 
Cette potion si on définie la spirale comme une potion dans un chaudron sacré, peut être comparer par un flux (la potion) qui symbolise l'énergie du moment présent, la présence des Dieux, l'action du temps, et l'espace combiné a la matière. 



Le visible dans le cercle : 

Tout les cercle que nous traçons et tout les rituels saisonniers sont différents comme les années sont différentes elles aussi, nous ne pouvons vivre exactement les mêmes choses d'une année a l'autre, d'une célébrations a l'autre, ou simplement d'un rituel a l'autre. 

Mais le cercle reste un espace de transformation, le cercle diffère a chaque fois, mais c'est également la même chose pour les personnes et les Druides, ainsi ce que nous emportons avec nous durant nos rituels changera et ce modifiera de la même façon et dès notre entré dans le cercle. 
Les pensées, les problèmes et les émotions contradictoire que nous emporterons avec nous s'amplifient au contacte du sacré, c'est en ça que la potion est magique. 
C'est une sommes des énergies et des émotions vécus avec intensité au moment du rituel en contacte étroit avec l'autre monde, les esprits ou les dieux. 

Nous devons donc nous purifier et travailler sur nous au moment d'entrer dans un cercle ou alors travailler ce que nous aurons ressenti, sur ce qui ce sera révélé, parce que ce que nous emmenons avec nous dans un cercle s'accroît dans la conscience ou dans l'inconscience, au point de devenir parfois vraiment visible de l'extérieur. Nous devons alors nous en occuper. Le problème peut venir de plusieurs sources, ça peut être quelque chose d'inconnue de la personnes qui l'éprouve ou des sentiment refouler, quelque chose de lier a des événements passer ou a des peurs, ou des mauvaises habitudes qu'on développe mais qu'il faut gérer.



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